Les pas sympas tiques

J’ai découvert cet automne une espèce de tique à laquelle je ne faisais pas attention. Il s’agit de Dermacentor reticulatus. J’ai ramené le premier individu le 8 décembre 2020 de Poigny-la-forêt. Dimanche 20 décembre 2020, deux adultes se sont encore posés sur mon pantalon, lors d’une balade près de l’étang de la Tour.

En les observant de plus près et en me basant sur ce site, j’ai pu tenter d’observer ce qu’on appelle le bouclier et qui permet de différencier mâle et femelle.

Je pense n’avoir été mordu que par Ixodes ricinus, des larves et des nymphes, mais dorénavant je serai plus vigilante sur l’espèce qui me court dessus. Ci-dessous, une comparaison entre 3 individus : I. ricinus larve (<1mm, hexapode, découvert mort sur une épaule), nymphe repue (morsure sur un bras gauche le 15/11/20, env.1,5mm, octopode) et D. reticulatus (adulte env. 3,5mm, ramenée sur des chaussures).

Quand je rencontre une tique, plusieurs sentiments m’envahissent : de la peur mais aussi une pointe de curiosité. Puis de la tristesse. En pensant aux naturalistes, aux ami.es, à mes proches qui luttent contre la maladie de Lyme.

La morsure (en tout cas par les « petits » individus) n’est pas douloureuse, mais elle peut être à l’origine de la transmission de diverses maladies, selon l’espèce, dues à des bactéries (borréliose, rickettsiose, erlichiose …), des virus (encéphalite à tique) ou même des protozoaires.

Et en ces temps de zoonose, apprécier les tiques n’est pas éthique…

Pour réduire les risques de morsures par les tiques :

  • passez-vous au peigne fin après chaque sortie nature, le soir, recommencez le lendemain matin et soir.
  • vérifier chaussures, manteaux et accessoires que vous remetterez.
  • n’hésitez pas à consulter l’Association France Lyme

Il paraît même qu’il faudrait arrêter les pesticides pour préserver les guêpes parasitant les tiques (Cardoso et al. 2020). Ces hyménoptères sont des hyperparasites (puisqu’ils sont parasites de parasites :-)) et même endoparasitoïdes (car ils tuent les tiques en se développant à l’intérieur des larves).

Il paraît aussi que rétablir les prédateurs naturels aux mammifères porteurs de tiques (suidés, cervidés, rongeurs…) constituant un réservoir de la maladie (Ostfeld et al., 1989)) pourrait aider à diminuer la progression des populations de tiques.

Bref, il nous faut de la diversité ! Encore 🙂

Rajout du 31/12/2020 suite au message de Mathilde (merci à toi !) qui m’indiquait ce site pour déclarer les morsures de tiques et les envoyer à Nancy. C’est chose faite aujourd’hui donc, après quelques questionnements sur le sacrifice de 2 tiques et leur don à la science 😉

Le protocole à suivre est très simple alors n’hésitez pas à transmettre vos tiques « mordants », piqueurs en vous laissant guider par ce site https://www.citique.fr/

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